Conférences du salon Entreprise Durable : morceaux choisis

Entreprise durable2 Conférences du salon Entreprise Durable : morceaux choisis

Le salon Entreprise Durable a fermé ses portes mercredi soir après deux journées de conférences entièrement consacrées au développement durable en entreprise : en voici quelques morceaux choisis.

Lors de la conférence sur l’éco-communication, Jacques-Olivier Barthes, directeur de la communication du WWF France, a rappelé certains éléments fondamentaux pour la mise en place d’une communication responsable : la cohérence de l’offre, la loyauté des messages et le choix de supports de communication éco-compatibles. De son côté, Guillaume Clément, directeur commercial et marketing d’Arjo Wiggins, a expliqué les avantages associés à l’utilisation de papiers entièrement produits à partir de fibres recyclées, dont les impacts environnementaux sont réduits, et dont la qualité et la blancheur ont été nettement améliorées au cours des dernières années. Même s’ils sont en général un peu plus chers, ces papiers ne représentent en moyenne que 20 à 30% du coût global d’impression d’une brochure, d’où un impact prix finalement assez faible.

Toujours dans le domaine de la communication, plusieurs exemples intéressants ont été présentés par Anne Garans, Senior manager chez KPMG, sur les éléments inclus par les entreprises dans leurs rapports de développement durable. Ces rapports, qui à l’origine se contentaient souvent de  présenter quelques généralités destinées à donner une image positive de l’entreprise, deviennent de plus en plus détaillés et apportent une vraie valeur ajoutée. Ils contiennent désormais des données précises sur les démarches environnementales et sociétales des entreprises, en incluant parfois des indicateurs sociétaux et des comparatifs avec des concurrents du même secteur. Ils mentionnent également les progrès qui restent encore à faire, et peuvent aller jusqu’à traiter des aspects négatifs pour l’entreprise, comme par exemple le nombre de licenciements ou d’accidents du travail.

Une conférence dédiée à la présentation de concepts innovants en lien avec le développement durable a permis de mettre en lumière l’émergence de l’économie de fonctionnalité, c’est-à-dire la vente de l’usage d’un bien et non plus du bien lui-même. Ce concept est déjà mis en œuvre par certaines entreprises, comme Michelin qui vend des kilomètres parcourus et non plus simplement des pneus. Le principe de la vente d’une fonction d’usage sera très certainement amené à se développer dans les années à venir, ce qui demandera aux professionnels du marketing en charge de la définition de l’offre de remettre en question certaines de leurs habitudes.

Enfin, la question de l’intégration de la responsabilité au sein même des valeurs d’une marque ou d’un produit a été évoquée à travers le témoignage de Christine Viron, la directrice du développement durable des jardineries Botanic. Elle a raconté comment l’enseigne a réussi à construire un positionnement fort en proposant une offre parfaitement cohérente et adaptée à son souhait de promouvoir, conformément à sa signature de marque, « un nouveau mode de vie ». La marque de smoothies Innocent a également servi d’exemple, et sa directrice marketing Sophie Bodin a expliqué de quelle manière la marque avait réussi à instaurer un vrai dialogue avec ses consommateurs, leur permettant ainsi de mieux comprendre l’engagement de l’entreprise en faveur de produits sains et plus respectueux de l’environnement et des hommes.

 

Commentaires (2)

 

  1. [...] This post was Twitted by agencehorizon [...]

  2. Agathe M. dit :

    Merci pour ce petit compte-rendu, bien utile quand on est basé en province et qu’on n’a pas eu l’occasion de se rendre au salon !

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