Objets promotionnels : savoir se poser les bonnes questions

Que ce soit pour une prime directe, une animation, un salon ou un séminaire d’entreprise, presque tous les marketeurs ont été amenés un jour ou l’autre à avoir recours à des objets promotionnels. Stylos, porte-clefs, magnets, sacoches et autres casquettes, autant de petits objets plus ou moins utiles, dont certains finissent rapidement au fond d’un tiroir, ou même directement à la poubelle ! On est bien loin des principes du développement durable, et pourtant les objets promotionnels peuvent être des outils intéressants et utiles pour promouvoir sa marque. La solution : savoir se poser les bonnes questions suffisamment tôt dans la mise en place du projet.   

sac congres  Objets promotionnels : savoir se poser les bonnes questions

La première question à aborder, et qui devrait couler de source même si l’on ne s’inscrit pas dans une démarche responsable, concerne l’utilité des objets promotionnels : ces objets sont-ils indispensables au succès de la promotion ou de l’évènement auxquels ils sont destinés ? Faire fabriquer des objets « parce que c’est comme cela qu’on fait d’habitude » n’a bien entendu aucun sens, de même que d’avoir recours à un stylo ou un magnet lambda que personne n’utilisera. Dans ce cas l’opération se résumera à un beau gâchis de matières premières, d’énergie et d’argent…

 

Deuxième point : l’objet envisagé est-il utile, intéressant, attractif ? Correspond-il au positionnement de ma marque ? A-t-il une vraie valeur ? Même les objets donnés gratuitement doivent avoir une certaine valeur, sinon ils n’apportent pas non plus de valeur à la promotion ou à la marque à laquelle ils sont liés ! L’objet promotionnel n’est pas un passage obligatoire, et s’il n’apporte pas un plus et ne permet pas d’atteindre les objectifs recherchés, autant utiliser son budget d’une autre manière.

 

La troisième question importante concerne les quantités d’objets à commander. On a trop souvent tendance à évaluer les quantités « à la louche », à commander la quantité minimum imposée par le fournisseur, ou encore à commander plus que nécessaire par sécurité. Pour s’inscrire dans une démarche responsable, mais aussi pour éviter les dépenses inutiles et les vieux stocks qui traînent pendant des mois dans les entrepôts, il est important d’évaluer les quantités au plus juste. Bien entendu, il ne faut pas non plus tomber dans l’excès inverse, où l’on ne prévoit pas assez et où l’on est obligé de faire venir du stock supplémentaire par avion à la dernière minute !

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Quatrième étape, les questions concernant la conception et la fabrication : l’objet est-il éco-conçu, de manière à minimiser ses impacts environnementaux ? Bénéficie-t-il d’un label ? Dans quelles conditions a-t-il été fabriqué ? Est-il fait à partir de matériaux recyclés ? Utilise-t-il des matières premières renouvelables ? Est-il recyclable ? Est-il issu du commerce équitable ? Son packaging a-t-il été réduit au strict minimum ? De quelle manière est-il conditionné ? Autant d’éléments pas toujours faciles à prendre en compte, surtout quand les produits viennent de loin. Mais tout cela contribue aussi à faire passer un message à vos consommateurs, et éventuellement à renforcer le positionnement responsable de votre marque.

 

Le dernier point important concerne le transport : si vos objets viennent de loin, seront-ils transportés par avion ou par camion, gros émetteurs de CO2, ou plutôt par bateau ou en train ? Ce qui nous amène bien entendu à la question du lieu de fabrication, qui relève souvent du cruel dilemme, la fabrication en Europe revenant la plupart du temps beaucoup plus cher qu’une fabrication en Asie. A chacun de résoudre sa propre équation entre prix, délais et aspects sociaux et environnementaux.

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Tous ces éléments peuvent paraître bien longs et compliqués à prendre en compte. Une partie d’entre eux peut bien sûr être sous-traités, en passant par une agence ou par un fournisseur spécialisé dans les objets promotionnels. Dans ce cas, il faudra penser à aborder le sujet lors du brief, afin que des critères sociaux et environnementaux soient inclus dans le cahier des charges. Les prestataires sérieux vous proposeront en général de passer par des usines certifiées et de choisir des produits porteurs de labels officiels. Cela se répercute en général sur le prix, mais comme souvent en matière de développement durable, il faut raisonner en terme de retour sur investissement : le prix est plus élevé, mais le bénéfice en terme d’image est lui aussi plus important !

 

Pour finir, sachez qu’il est parfois difficile de respecter tous les critères souhaités, l’essentiel étant de s’engager dans une démarche de progrès. Les contraintes liées au choix d’objets promotionnels plus responsables sont réelles, mais elles permettent souvent de trouver des objets différents et plus originaux, qui transmettent un vrai message.

Commentaires (1)

 

  1. [...] Objets promotionnels : savoir se poser les bonnes questions – 30/11/2009 [...]

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