La Fondation Nicolas Hulot s’intéresse à de nouvelles formes de prospérité

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Pour fêter son 20ème anniversaire, la Fondation Nicolas Hulot a organisé en décembre dernier un colloque intitulé « Vers quelle prospérité ? Le monde économique au cœur de la métamorphose ». En donnant la parole à des intervenants de haut niveau et en ouvrant le débat,  cet évènement a permis  de mettre en lumière de nouvelles solutions pour les entreprises et plus généralement pour l’économie de demain.

 

Après un discours d’introduction par Nicolas Hulot, qui a rappelé la nécessité de sortir de l’illusion de l’abondance infinie des ressources naturelles, c’est Tim Jackson qui a pris le relais pour proposer une façon différente d’envisager la prospérité. L’auteur du best seller « Prospérité sans croissance » a commencé par montrer en quoi notre système actuel n’est plus adapté pour faire face aux défis écologiques et démographiques qui nous attendent : « La société nous pousse à dépenser l’argent que nous n’avons pas, pour acheter des choses dont nous n’avons pas réellement besoin, le tout pour faire bonne impression auprès de gens qui ne nous importent pas tant que ça ! » Cherchez l’erreur…

 

La solution qui consisterait à découpler la croissance de l’utilisation des matières premières ne semble pas donner de résultats miraculeux, et les progrès technologiques actuels ne sont pas assez rapides pour créer une économie suffisamment verte. Pour résoudre le problème, Tim Jackson a étudié les moteurs de notre épanouissement psychologique et social : et si pour nous épanouir nous nous tournions par exemple davantage vers les autres, au lieu d’être en permanence dans une quête de nouveauté savamment entretenue par la société de consommation ? Au-delà des individus, c’est un véritable programme vers une économie durable que propose Tim Jackson, qui passe par la prise en compte systématique de l’environnement et par le changement de notre logique sociale.

Visionnez l’intervention de Tim Jackson ici

 

 

Parmi les autres conférences du colloque, celle consacrée aux indicateurs de prospérité a permis de sortir des indicateurs purement macro-économiques pour s’intéresser à ceux qui gouvernent le fonctionnement des entreprises. D’après Jacques Richard, professeur à l’Université Paris Dauphine, aucun changement notable ne pourra se faire sans une modification du système comptable des entreprises. C’est en effet ce système qui permet aujourd’hui de déterminer la richesse d’une entreprise et de ses actionnaires, en prenant en compte le seul capital financier et en laissant de côté les questions de capital naturel et de capital humain !

Visionnez la table ronde sur les indicateurs de prospérité ici

 

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L’intervention de Günter Pauli, auteur de l’ouvrage « The Blue Economy » et directeur de l’institut ZERI (Zero Emission Research and Initiatives) a posé la question de ce qu’est vraiment un produit durable : certains produits bio viennent de l’autre bout du monde par avion, certaines lessives dites « vertes » contiennent de l’huile de palme issue de la déforestation… Au-delà des produits, l’idée est ici de modifier en profondeur certains systèmes  grâce à des politiques audacieuses, en particulier sur le plan énergétique. A travers l’exemple de projets menés sur l’île d’El Hierro aux Canaries et au Bhoutan, Günter Pauli montre comment on peut mobiliser des investisseurs et mettre en place de petites révolutions qui amènent de vrais progrès environnementaux et sociaux.

Visionnez l’intervention de Günter Pauli  ici 

 

Pour plus de détails sur l’ensemble des conférences, vous pouvez télécharger les actes du colloque ici

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