Bilan de l’évolution des pratiques des Français sur les questions environnementales

étude environnementale 255x300 Bilan de l’évolution des pratiques des Français sur les questions environnementales

L’Ademe vient de publier un bilan de l’évolution de l’opinion et des pratiques des Français à l’égard des questions environnementales, à partir des résultats de 4 enquêtes thématiques effectués chaque année auprès d’échantillons représentatifs de la population.

 

Premier constat : le développement durable a une signification de plus en plus pratique et concrète pour les Français. Ainsi, quand on les interroge sur la question, leurs réponses sont plus riches en quantité et en qualité, et leurs connaissances sur les bonnes pratiques sont nombreuses. Les premiers éléments qui leurs viennent à l’esprit quand on leur parle de développement durable sous forme de question ouverte (pas de réponse suggérée)sont la  limitation de la quantité de déchets et les économies d’énergie (deux sujets qui ont d’ailleurs fait l’objet de vastes campagnes de communication).

 

Parmi les mesures favorables au développement durable que les Français souhaiteraient voir mises en place en priorité, on trouve  tout d’abord  le fait d’encourager financièrement la construction ou la rénovation d’habitations respectant l’environnement et limitant les consommations d’énergie. Viennent ensuite la généralisation de l’information sur les bons gestes quotidiens à avoir, l’introduction du développement durable dans les programmes scolaires, et enfin le développement des transports en commun et des véhicules propres.

 

Sur la question des rénovations de l’habitat, on observe justement une augmentation sensible et continue du montant moyen des travaux d’efficacité énergétique effectués par les ménages depuis 2004. Ils investissent également dans les équipements de production d’énergie, notamment ceux appartenant à la catégorie des énergies renouvelables. Les deux facteurs principaux à l’origine de ce phénomène sont les aides financières (crédits d’impôts, prêts à taux zéro) et le développement  d’une information claire et accessible sur le sujet. Paradoxalement, l’argument écologique arrive loin derrière ces deux facteurs lorsqu’il s’agit d’installer ce type d’équipement, probablement parce que le marché a maintenant atteint une certaine maturité.

 

Pour les achats de produits électro-ménagers, on constate que là aussi la disponibilité de l’information est un élément important pour faire évoluer les pratiques. Ainsi les « étiquettes énergie » sont connues par une grande majorité des personnes interrogées, et deux tiers d’entre elles estiment qu’elles exercent une influence sur leur choix au moment de l’achat. Cependant l’information n’est apparemment pas claire dans tous les domaines, en particulier pour les produits de grande consommation : seuls les produits issus de l’agriculture biologique et du commerce équitable sont majoritairement perçus comme facilement identifiables, contrairement aux produits porteurs d’un label environnemental ou présentés comme respectueux de l’environnement.

 

Afin de choisir les meilleures options en vue du futur étiquetage environnemental des produits, l’étude de l’Ademe a testé à titre exploratoire le principe de l’étiquetage carbone. Près d’un tiers des Français déclarent qu’ils liraient systématiquement ce type d’étiquette, et 38% qu’ils le consulteraient de temps en temps.  D’autre part, 83% des répondants considèrent que l’indice carbone constituerait une information utile, mais seuls 56% estiment qu’elle serait facile à comprendre…

 

Les résultats de cette étude montrent que les Français prennent conscience que l’action en faveur du développement durable peut se traduire par des gestes concrets de leur part. Mais même s’ils sont prêts à agir, l’argument économique reste encore très présent dans leur esprit : les incitations financières proposées par l’Etat jouent un rôle décisif quand il s’agit d’engager des montants conséquents. Pour ce qui concerne les achats du quotidien, le développement de dispositifs d’information de proximité semble être un facteur clé pour inciter les Français à faire évoluer leurs comportements de consommation.

 

Plus d’infos : www.ademe.fr

Commentaires (1)

 

  1. Olga dit :

    Bonjour,

    Cet article est très interessant! Ce qui concerne la perception du développement durable des français, j’ai vu une étude intéressante de TNS Sofres sur les habitudes de consommation des produits BIO et produits issus du commerce équitable. Voici le lien de mon article : http://ddattitude.blog-idrac.c.....sommation/

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